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UN RESEAU BIEN ENTRETENU
L’entretien et la maintenance des réseaux de bus et de tram
16 Août 2022

Derrière les bus et les trams qui roulent et nous transportent au quotidien, des professionnels œuvrent dans l’ombre, parfois la nuit ou les week-ends. Leur activité est essentielle : ils effectuent l’entretien et la maintenance du réseau. Des métiers au service de nos mobilités urbaines qui gagnent à être connus.

 

Mieux vaut prévenir que guérir. L’univers des transports n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi, à Clermont-Ferrand comme dans d’autres agglomérations, qu’il s’agisse de bus ou de tramway, des dispositifs et des processus bien rôdés sont mis en œuvre par les agents des régies. Le tout permettant un fonctionnement optimum du matériel roulant et des infrastructures, voire de prolonger leur durée de vie ! Avec un objectif prioritaire : la sécurité et la qualité du service rendu aux usagers. Qui veut voyager longtemps entretient son réseau.

 

Des bus en parfait état de marche…

Des techniciens aux métiers très différents, du mécanicien à l’électricien en passant par le peintre et le carrossier, sont chargés de les entretenir.

L’entretien des bus porte à la fois sur :

  • les organes mécaniques : moteur, boîte de vitesse, freinage, démarreur, échappement, vidange, remplacement des filtres ;
  • la sellerie ;
  • le châssis et la suspension, exposés à la corrosion ;
  • la partie électrique qui porte notamment sur : l’éclairage extérieur et intérieur, le démarreur, le tableau de bord, les portes, sans oublier les systèmes embarqués (valideurs, écrans d’information voyageurs, girouette1…) ;
  • la carrosserie et la peinture, souvent mises à mal dans l’environnement urbain ;
  • le vitrage ;
  • sans oublier le lavage intérieur et extérieur, pour le confort et la sécurité des voyageurs !

Contrôler, anticiper, réparer

Les véhicules sont passés au crible afin de détecter les pannes potentielles et d’effectuer les réparations si nécessaire2 – des opérations réalisées directement dans l’atelier ou confiées à une société spécialisée si elles sont complexes. Ce suivi régulier est effectué périodiquement ou en fonction des kilomètres parcourus, sur la base de plans de maintenance. Etape incontournable : le contrôle technique dans un centre agréé, obligatoire tous les 6 mois pour les véhicules de transport collectif.

Il permet de vérifier :

  • des points de sécurité primordiaux (freinage, feux, pneus, direction, châssis…)
  • les émissions de polluants.

A la sortie, une vignette à apposer sur le pare-brise comme pour les voitures particulières donne le feu vert !

Sécurité des passagers transportés et continuité du service : les enjeux sont de taille, avec des véhicules qui peuvent totaliser jusqu’à un million de kilomètres au compteur.

 

Le tramway, toute une infrastructure à la loupe

Un tramway, c’est aussi des rails et une alimentation aérienne qui impliquent une maintenance spécifique. Au sein de la T2C à Clermont-Ferrand, ils sont 12 agents à s’en charger avec des compétences diverses et complémentaires : électricité, mécanique, automatisme. Sur le terrain, ils contrôlent et entretiennent de nombreux dispositifs et équipements :

  • les aiguillages et la ligne aérienne de contact ;
  • les postes électriques ;
  • les zones de changement de voie qui comportent des automates pour détecter la position des trams et autoriser leur passage ;
  • les rails de guidage.

Des opérations le plus souvent menées en dehors des horaires d’exploitation pour ne pas perturber le service, avec une surveillance exercée 24 h/24.

 

Les équipements numériques

Comme la plupart des réseaux de transports urbains, celui de Clermont-Ferrand est équipé d’un système d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs (SAEIV). Ce logiciel de mise en relation entre les chauffeurs, le poste central de commande et les usagers permet de faire circuler en temps réel un grand nombre de données sur la localisation des bus, l’état du trafic, de réguler les retards… Un dispositif dont les experts de plusieurs services de la T2C assurent le suivi.

 

Les bus disposent par ailleurs d’outils numériques embarqués qui effectuent du télédiagnostic. Ces équipements récupèrent les données du véhicule et les font remonter à des logiciels spécifiques qui ont pour fonction d’optimiser la maintenance. Une solution qui met l’innovation technologique au service du bon fonctionnement technique de la flotte du réseau !

 

Pour aller plus loin :

Retrouvez la présentation du futur Technicentre bus qui sera mis en service en 2025.

Celui-ci regroupera sur un même site :

  • le siège de la T2C ;
  • des espaces de stockage pour des bus du réseau ;
  • des ateliers pour assurer :
    • la maintenance mécanique des bus,
    • le lavage,
    • l’entretien de la carrosserie et de la peinture,
    • le ravitaillement en énergie,
    • la centralisation des données informatiques (data center),
    • le stockage dynamique des pièces…
  1. Dispositif d’information qui indique le numéro et la destination de la ligne sur a face avant des véhicules de transport.
  2. Ces actions de réparation, de réglage, de révision, de contrôle et de vérification des véhicules et de leurs équipements, y compris les logiciels, sont appelées la maintenance.

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