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TOP 5 DES EXEMPLES DE SIGNALISATION INSOLITES
Ils valent le détour !
22 Avril 2022

Tous les panneaux ont un sens, même les plus insolites. Découvrez une sélection de modèles inspirants ou complètement décalés qui donnent vitalité et gaieté à nos mobilités !

En ville comme dans les campagnes, les panneaux de signalisation font partie de notre univers routier quotidien, depuis l’antiquité romaine ! Fonctionnels, ils nous aident à circuler dans le respect du vivre ensemble, mais pas que : certains indiquent l’évolution de nos mobilités, d’autres reflètent notre attachement à notre territoire… Et si leur message est humoristique, promis, on ne tombera pas dans le panneau !

© JoanCharmant - CC BY-SA 3.0

N°1 : Non-stop à Paris… c’est fini !

Le saviez-vous ? Il n’y a pas de panneau « stop » à Paname ! L’unique exemplaire qui ait jamais existé, positionné à la sortie d’une entreprise de construction dans le 16e arrondissement, a été définitivement supprimé en 2016.

 

Pourquoi ? La Ville de Paris a toujours privilégié les priorités à droite avec l’objectif de fluidifier la circulation. Un échec : la capitale a même remporté en 2021 le trophée de 2e ville la plus embouteillée du monde1.

 

Des panneaux « stop » et « cédez le passage », c’est pour bientôt ! A la suite du vote du Conseil de Paris en 2017, ils remplaceront les feux tricolores, dans certaines zones 30 pour commencer. Effets attendus : des automobilistes plus attentifs au franchissement des carrefours, des économies d’énergie (électricité) et d’entretien.

N°2 : « Feu vert » pour les vélos

Les cyclistes sont de 10 % à 15 % de plus chaque année à Lyon. Leur faciliter la circulation tout en assurant leur sécurité est une priorité de la Métropole.

 

D’où l’installation de deux types de signalisation spéciale vélo :

  • les cédez-le-passage cyclistes : des panonceaux triangulaires, bordés de rouge, avec un vélo et des flèches jaunes, installés sous les feux. Ils donnent l’autorisation aux cyclistes de franchir les carrefours lorsque les feux sont rouges…. à condition que ces derniers respectent le sens des flèches et la priorité aux usagers qui bénéficient du feu vert.
  • une nouveauté : des feux jaunes clignotants avec un cryptogramme spécifique mis en service en avril 2021. Les vélos peuvent franchir le feu en même temps que le tramway, circuler en parallèle et tourner sur la droite pour quitter l’axe

N°3 : Nos régions ont leurs panneaux

La Constitution est formelle : les panneaux de signalisation routière doivent être rédigés en français, la langue de la République. Mais des tolérances existent. L’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale est passée par là, avec les premiers panneaux bilingues (français / allemand).

Depuis les années 1980, certaines de nos régions en ont fait un étendard. Aux entrées des villes et des villages, pour indiquer un lieu-dit ou une curiosité touristique, les panneaux de signalisation affichent fièrement une double inscription : le nom français / sa transcription en langue régionale ou en patois du cru.

Les panneaux parlent aux habitants le langage de leurs racines :

– alsacien,

– basque,

– breton,

– corse,

– normand, notamment.

A « Portivechju » (Porto-Vecchio) ou à « Kemper » (Quimper), même démarche ! 

Voici un exemple en Alsace :

N°4 : « Gaffe » aux travaux !

Pour avertir la population de dangers en cas de travaux, les expressions régionales sur les panneaux, ça retient l’attention…

Exemple à Bruay-sur-l’Escaut (Nord) : « Roulez au pas, plaques d’égout dangereuses » avec en langue ch’ti : « Si tu tiens à ta carette, roule nin vite ».

… à condition que les mots aient un sens ! Exemple : à Jette (Belgique), commune bilingue proche de Bruxelles, un étrange panneau est apparu avec les deux mots, « omelette » et « omeletje » (sa traduction en néerlandais), plus une flèche indiquant de tourner à droite.

Canular ? Création surréaliste 2 ? Non, mais une bévue du chef de chantier qui a confondu « omeletje » avec « ommetje » qui signifie « détour » !

© France info - Claude Baugnée

N°5 : Commune sans frontières

L’histoire commence dans un petit village du Cantal appelé Carlat. Un beau jour de 2008, le maire lance avec malice une proposition très sérieuse : et si on jumelait Carlat avec « Bruni » (clin d’œil à la Première dame de l’époque) ?

Aussitôt dit, aussitôt fait. Un village portant ce nom fut rapidement trouvé (en Italie, dans la région des Dolomites), la cérémonie fut célébrée en grande pompe, mais en l’absence toutefois de la célébrité en question qui déclina l’invitation.

Résultats : un lien solide entre les deux communes qui se sont découvert peu à peu de nombreuses valeurs partagées, et bien sûr les panneaux officiels d’entrée et de sortie de ville : « Carlat – Ville jumelée avec Bruni » !

© cantalpassion.com

Panneaux connectés 5G pour obtenir de multiples informations, feux tricolores intelligents à l’entrée des autoroutes… Côté technologies aussi, les panneaux n’ont pas fini de nous surprendre et vont transformer nos mobilités.

1Etude américaine Inrix – 2021
2Ville où résida pendant plus de 20 ans le peintre surréaliste René Magritte.

Chiffres clés

 

14 % des accidents de la route se produisent aux abords d’une intersection comportant des feux, 1 805 feux tricolores à Paris (chiffres 2017).

706 feux (sur un total de 1 650) équipés de panneaux « cédez-le-passage cyclistes » dans l’agglomération lyonnaise, soit 42 %.

Après 1982 (lois de décentralisation) : apparition des premiers panneaux de signalisation bilingue (langue nationale / transcription régionale). Les collectivités territoriales, devenues compétentes pour l’aménagement des routes départementales, peuvent prendre des initiatives en matière de signalisation routière.

73 % des Bretons favorables aux inscriptions dans leur langue régionale sur les panneaux routiers (sondage de juin-juillet 2018).

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