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CONSTRUIS-MOI UN RESEAU…
A la découverte de la conception des réseaux de bus
28 Juillet 2022

Fréquentation, régularité, temps de parcours, arrêts…Construire un réseau de bus implique d’étudier et de prendre en compte de nombreux paramètres. On a fait pour vous le tour de la question.

Quand on pense réseau, on pense tout de suite « tracés » des lignes, mais il s’agit de la face visible de l’iceberg… La conception d’un réseau de bus ne se limite pas à cela, c’est un travail de longue haleine qui comprend bien d’autres aspects. De la création de la première « silhouette » à l’élaboration du planning des conducteurs, plusieurs phases se succèdent, avec un objectif final : une offre de mobilités performante, attractive, la plus adaptée possible aux besoins et aux attentes des usagers.

Phase n°1 : le recensement des besoins et la création d’un réseau « silhouette »

Le diagnostic d’abord

Avant de faire, il faut regarder et comprendre. La première étape consiste à réaliser un diagnostic concernant :

  • Les déplacements des flux de voyageurs : origine/ destination. Un recueil d’information effectué sous forme d’enquêtes auprès des usagers ou en se basant sur les données de la billettique. 
  • Le réseau existant : temps de parcours des bus, taux de charge aux différentes périodes de la journée, de la semaine, de l’année.

Des temps de consultation auprès des élus du territoire sont aussi organisés pour recueillir leurs attentes et adapter l’offre à la demande.

 

Tracé et arrêts : la structure du réseau

Pour élaborer le tracé de la ligne, le principe de base est de faire passer les bus au plus près des lieux qui génèrent du trafic voyageurs comme les lieux publics, de concentration d’habitations, de concentration d’activités économiques …

Une condition cependant : que la chaussée soit adaptée au trafic de véhicules de transports en commun, c’est-à-dire assez large. Les intersections et les ronds-points doivent être d’une superficie suffisante pour permettre aux conducteurs d’effectuer des manœuvres circulaires, appelées girations. On étudie aussi l’implantation des mobiliers urbains comme les barrières, potelets, bornes incendie etc.

 

2è aspect essentiel : les arrêts.  Afin de les positionner de façon pertinente sur la trajectoire, on tient compte de la fréquentation et de la distance entre chacun. On intègre aussi des règles d’aménagement qui visent à faciliter et sécuriser la montée/descente des voyageurs, en particulier des PMR*.

Le tracé est pensé de façon globale sur l’ensemble du territoire à desservir. Pour bâtir un « réseau de transports », on réfléchit à :

  • l’articulation des lignes entre elles
  • la connexion avec les autres offres de mobilités
  • l’insertion des bus dans le trafic urbain.

Le temps, un facteur-clé

La rapidité du trajet, un critère décisif pour faire des transports collectifs une alternative crédible à la voiture individuelle, est en tête des priorités des usagers.

 

Le « temps de parcours », c’est-à-dire le temps nécessaire pour faire le trajet d’une ligne, est sur la sellette. Pour le calculer, on additionne :

  • les temps de trajet entre chaque arrêt
  • le temps nécessaire aux montées/descentes des passagers.

Sans oublier de tenir compte des variations liées au trafic automobile et à la fréquentation plus importantes des voyageurs à certaines heures et certains jours.

 

Autre aspect important pour répondre aux attentes des usagers : la fréquence de passage aux arrêts. Celle-ci est définie en fonction de la fréquentation attendue, avec notamment la distinction entre heures creuses et heures de pointe.

Les lignes les plus structurantes sont dites « cadencées » avec un bus ou un tramway toutes les x minutes pendant une période donnée (heure de pointe, par exemple).

 

Des machines et des hommes

Un réseau de bus, c’est bien sûr des véhicules et des conducteurs, avec un coût qu’il va falloir chiffrer. On évalue :

  • le nombre de bus nécessaires et le type de bus le mieux adapté (standard ou articulé) en fonction des périodes horaires de la journée (fréquentation)
  • le nombre de conducteurs nécessaires.

Si on y ajoute le nombre de kilomètres à parcourir, on obtient le coût de production kilométrique qui permet de connaître le coût de revient du service de façon globale et le coût au kilomètre parcouru, ce qui permet d’établir des comparaisons entre différentes options.

Phase n°2 : Des chiffres et des graphiques

Le projet est présenté aux autorités de transports compétentes – les métropoles et les communautés d’agglomération. Une fois les choix effectués en concertation avec les habitants et les usagers, place au concret, avec une étape appelée « graphicage ».

 

Tous les paramètres qui vont composer le futur réseau sont traduits en chiffres précis :

  • Le nombre de passage des bus aux arrêts
  • Les horaires à chaque arrêt
  • Le temps de trajet régulé de 10% pour absorber les éventuels retards dus aux difficultés de circulation
  • Le nombre de bus nécessaires
  • Les heures de sorties et de retours au dépôt…

Ces chiffres sont ensuite représentés sous forme de graphiques techniques. Période scolaire, été, vacances scolaires, samedi, dimanche et jours fériés…A chaque période de circulation, son graphique !

Phase n°3 : Cap sur la mise en service

Lors de cette dernière étape, appelée habillage, les graphiques sont mis à plat. Ils sont convertis en plannings et en grilles de roulement. L’objectif est d’organiser et de répartir de façon équilibrée le travail entre les conducteurs, à hauteur d’une durée moyenne de service de 7 heures par jour. Au service atelier du dépôt, l’ensemble des tâches (mécanique, lavage, …) sont également organisées afin que la flotte de véhicules soit opérationnelle en temps voulu.

En parallèle, le service communication de l’autorité de transports se charge de l’info aux usagers. Il édite les fiches horaires consultables sur les poteaux des arrêts et en ligne sur la plateforme.

 

 

Et concernant le projet de restructuration du réseau de transport, dans le cadre du projet InspiRe, on en est à quelle étape selon vous ?

La réponse ici… 

 

*Personnes à mobilité réduite.

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